Voici un petit extrait d’un livre que j’ai adoré : Quelqu’un pour qui trembler de Gilles Legardinier 

« — C’est à moi de m’excuser, lâcha Thomas. Pendant huit ans, je n’ai parlé qu’à une poignée de personnes, que des hommes, qui bien que maîtrisant parfaitement notre langue, n’abordaient que des sujets quotidiens simples ou des urgences vitales. Mon retour s’est fait très vite, je n’ai pas eu le temps de me réacclimater, et depuis que je suis arrivé au foyer, entre les résidents et vous, je n’arrête pas de discuter de choses complexes, intimes, psychologiques. Avec des femmes extrêmement fines en plus. Alors le rustre que je suis ne sait pas toujours s’y prendre. Ne m’en veuillez pas.
— Moi pas vous en vouloir. Moi contente vous être mon directeur. Moi vous trouver bonne tête et bonne mentalité.
— Non mais je rêve ou vous vous foutez de moi ?
— J’essaie de parler simple, pour que « l’homme rustre » comprenne !
— Moi pas rustre à ce point ! Vous venez de griller le feu rouge.
— Moi âge de pierre, moi confondre feu rouge et baies bonnes à manger. Flic comprendra.
— Pauline, s’il vous plaît… »

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