Synopsis :

Avant que la corde ne se tende Ryô Kihara, trente-deux ans, est condamné à la peine capitale. Il a déjà passé sept ans dans le couloir de la mort sans connaître la date de son exécution, comme le veut la loi japonaise. Bien qu’amnésique au moment du procès, il a reconnu sa culpabilité. Un matin, il entend les gardes venir chercher son voisin de cellule pour l’exécuter. Traumatisé par les hurlements, Kihara a soudain des flashes, comme si son amnésie se dissipait : il se revoit en train de gravir un escalier, dix ans plus tôt. Il décide d’écrire à son avocat. Jun’ichi Mikami, vingt-sept ans, a été incarcéré deux ans pour homicide involontaire. Remis en liberté conditionnelle, il croise celui qui était son gardien de prison, Shôji Nangô, qui s’occupe aussi de la réinsertion des anciens détenus. Ce dernier lui propose de l’aider à prouver l’innocence d’un certain Ryô Kihara. Voyant un moyen de se racheter aux yeux de la société, Jun’ichi accepte…

Extrait pour vous donner un avant gout :

– Justement l’amnésie ne constitue-t-elle pas un motif de suspension de l’exécution.

– Ce n’est pas à nous de réfléchir à cela. Il s’agit d’un problème d’ordre psychologique, et l’examen de la Direction de l’administration pénitentiaire est terminé.

Mon avis :

J’ai adoré ce policier. Le fait qu’il se passe au Japon et en soit un plus, car on est confronté à une autre culture. Il y a quand même une moitié de monde qui nous sépare. 🙂

Je me suis sentie happer après quelques pages, le décors se plante plutôt lentement. La mise en contexte même si un peu lente à mon goût est nécessaire à l’intrigue et pause une problématique très intéressante : “la peine de mort est-elle juste ?”. La réponse à cette question peut pour certains d’entre vous être un simple oui ou non. Seulement si vous êtes impliqué, la réponse est plus dure. Ce roman le met bien en évidence.

Puis les pages défilent. Dans les 200-150 dernières pages, les mailles du filet se resserrent autour du coupable, même si son identité reste secrète. On sent que l’enquête avance. Elle est pleines de rebondissements et de révélation. Pas le temps de s’ennuyer, c’est difficile de le fermer sans connaître la fin. Il m’a obligé à continuer à lire après l’heure due. Il y a du suspense!!! et du suspens!! Le coupable ne tombe pas comme un cheveux sur la soupe. C’est une suite logique sans être évidente.

Les personnages principaux Jun’ichi et Nangô sont fascinants, ils permettent d’aborder le principe de la seconde chance. J’aime beaucoup ce sujet. J’ai un faible pour Nangô, il est attachant, intègre malgré lui et quelqu’un qui croit en Jun’ichi.

En résumé : Ce livre aborde plein de sujets intéressants, les différences culturelles et le suspense est au rendez-vous.

Notation :

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L’avez-vous lu? Vous a-t-il plu ?

PS: Il a été classé dans le genre thriller mais pour moi il se rapproche plus du policier.

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4 commentaires sur « Treize Marches de Kazuaki Takano »

  1. Je suis fascinée par le Japon et cette question de la peine de mort est aussi importante que délicate. Bref, merci pour cette découverte qui me tente beaucoup !
    Je ne sais pas si ça peut te tenter, mais il y a un roman coréen qui aborde également le thème de la peine de mort avec beaucoup de force : Nos jours heureux de GONG Ji-young.

Vos commentaires font toujours plaisir :)