Couverture La servante écarlate

Synopsis :

Dans un futur peut-être proche, dans des lieux qui semblent familiers, l’Ordre a été restauré. L’Etat, avec le soutien de sa milice d’Anges noirs, applique à la lettre les préceptes d’un Evangile revisité. Dans cette société régie par l’oppression, sous couvert de protéger les femmes, la maternité est réservée à la caste des Servantes, tout de rouge vêtues. L’une d’elle raconte son quotidien de douleur, d’angoisse et de soumission. Son seul refuge, ce sont les souvenirs d’une vie révolue, d’un temps où elle était libre, où elle avait encore un nom. Une œuvre d’une grande force, qui se fait tour à tour pamphlet contre les fanatismes, apologie des droits de la femme et éloge du bonheur présent.

Extrait pour vous donner un avant goût :

Le Commandant est assis, les yeux baissés. Le Commandant soupire, tire une paire de lunettes à monture en or de la poche intérieure de sa veste, les chausse. Maintenant il ressemble à un cordonnier dans un vieux livre de contes de fées. N’y a-t-il pas de fin à ses faux-semblants de bienveillance ?

Mon avis :

Ce livre est super intéressant. 🙂 Il met en avant la condition des femmes dans cet univers où les femmes sont réduites à des objets. Cependant, ils s’inspirent de phénomènes réels : viol orchestré en bande, viole… Si une femme se plaint à la police, elle peut encore avoir à faire à un interrogatoire assez absurde (il y avait une vidéo sur facebook denoncant ce genre d’interrogatoire mais je ne l’ai pas retrouvé malheureusement)… Ces phénomènes se produisent encore aujourd’hui dans notre pays ou ailleurs.

Ce livre est plein de descriptions imagées comme dans l’extrait ci dessus. L’auteure utilise aussi des références aux autres sens que la vue. J’ai vraiment aimé ce détail ♥. L’auteure utilise des phrases courtes qui nous donne une impression oppressante, de peur constante… Cela peut être un peu déroutant au début mais je trouve ça très adapté au récit. De plus, les phrases courtes ajoutent du suspense ♥ au récit car il y en a à cause ou grâce à toutes ces questions sans réponses : qui est Defred ? Pourquoi est-elle une servante écarlate ? Que va-t-il lui arrivé ? Va-t-elle retrouvé Moira ? Est-ce que Moira s’en est sortie?

Defred est un personnage qui fait preuve de détachement comme si elle n’habitait pas son propre corps. C’est approprié à l’histoire mais c’est un peu dérangeant et met en avant le caractère absurde de ce monde. De temps en temps, cela m’a fait un peu pensé à L’étranger de Albert Camus. Elle est isolée des fois dans ces souvenirs. Ils renforcent le côté humain du personnage. ♥  Cependant ces flash back ne sont pas bien mis en avant, car des fois, je lisais plusieurs phrases avant de comprendre que c’était des souvenirs de Defred. C’est un peu désorientant. dft005

Moira est la touche d’humour de ce livre car oui, malgré le sujet, il y a de l’humour. J’ai même rigolé. 🙂 C’est la petite lueur d’espoir de Defred.

Pour les échanges entre les personnages, il n’y en avait pas beaucoup et ça m’a un peu manqué. J’ai besoin de dialogue dans un livre. Les dialogues sont pour moi aussi l’occasion de mieux connaitre les personnages. :S

Cependant, je n’ai pas pu apprécié ce livre a sa juste valeur. J’ai l’impression d’être passée un peu à côté. Sans doute, parce que j’avais un peu la tête ailleurs et ce n’est pas vraiment ce qu’on peut appeler un livre sans prise de tête. Je pense que je le relirai.

En résumé : un livre au sujet intriguant, du suspens et même un peu d’humour. Je l’ai apprécié mais pas assez à mon goût. 

Notation:

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Et vous l’avez-vous lu ? Vous a-t-il plu ? Vous ai-je intrigué ?

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11 commentaires sur « La servante écarlate de Margaret Atwood »

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