Synopsis :

Paris, 1909. La tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes se baignent dans la Seine, des farfadets se promènent dans le bois de Vincennes… et une ligne de métro relie la ville à l’OutreMonde, le pays des fées, et à sa capitale Ambremer. Louis Denizart Hippolyte Griffont est mage du Cercle Cyan, un club de gentlemen-magiciens. Chargé d’enquêter sur un trafic d’objets enchantés, il se retrouve impliqué dans une série de meurtres. L’affaire est épineuse et Griffont doit affronter bien des dangers: un puissant sorcier, d’immortelles gargouilles et, par-dessus tout, l’association forcée avec Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien…

Mon extrait pour vous donner un avant goût :

— Me dis pas que ça te manque ! intervint Auguste.

— Non… Mais à la longue, je vais me retrouver sur la touche.

— Ça vaut mieux que sur le carreau avec un surin dans le buffet.

— C’est sûr.

— Ou avec une praline dans le crâne…

— Je suis d’accord.

— Ou enchristé par les condés…

— Mais puisque je te dis que je suis d’accord !

— Ou vérolé à mort par une courtisane tragique…

— Dis, tu serais pas en train de te payer ma fiole, par hasard ?

— Ça va, mon Lulu ! T’énerve pas ! Je disais ça, c’était juste histoire de causer.

Mon avis :

Ce livre n’est pas un coup de cœur. Par contre, j’ai adoré, voir, j’ai eu un coup de cœur pour l’univers de l’auteur et pour les personnages.

L’univers créé par l’auteur m’a plu car il est basé sur le Paris réel enrichi d’éléments historiques comme la construction de l’Opéra Garnier. C’est magique, je pense que je ne verrai plus Paris de la même manière. Son Paris est géniale, fantastique, c’est super…

En plus, c’est très intéressant, j’ai appris plein de chose. Et la Bibliothèque d’Ambremer, je crois que je suis amoureuse…

Azincourt est un chat ailé parlant, qui m’a fait sourire plus d’une fois… Je lui envie ces pouvoirs… Je ne vous en dis pas plus, mais pour ceux qu’ils l’ont lu, vous savez de quoi je parle 🙂 Son duo avec Griffont est très drôle. J’ai beaucoup aimé ces moments là. Balthazar est un arbre parlant qui aime beaucoup les humains et leur porte un certain intérêt. Ensuite, il y a Griffont et Isabel de Saint Gil. C’est deux personnages assez mystérieux, surtout vis-à-vis de leur passés. Cela entretient un certain suspens.

L’intrigue, par contre, il y avait quelque chose qui pêche, je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. Peut-être, pas assez de rythme. Bien qu’elle soit intrigante, un trafic d’objet magique qui n’est pas vraiment ce qu’il parait… J’ai eu l’impression de marcher en plein brouillard, un beau suspense. L’enchaînement des actions m’a parfois un peu perdue.  Je pense que le synopsis en dit un peu trop.. Ce qui gâche un peu le suspense sur le passé des personnages.

L’auteur a une plume fluide, piquante et intrigante. ☺ Il plante le décors de tel façon que c’est simple de se représenter les choses. Il éveille notre curiosité et nous interpelle de manière directe. J’ai beaucoup apprécié que l’auteur nous parle à travers les pages et ses références à la culture française.

Fiez-vous à moi si je vous dis que cela arriva, et songez que l’automobile ne transportait jamais qu’un mage, une enchanteresse et un chat-ailé. Avouez, cher lecteur, que vous êtes parfois tatillon.

A la toute fin, l’auteur nous offre une nouvelle qui elle, par contre, a été un vrai coup de cœur.  Impossible de la lâcher avant de savoir la fin.

En résumé : un très bon livre, un univers magnifique, je lirais sans doute la suite.

Notation :

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Je l’ai lu en Lecture commune avec La blogueuse de Goodbye to romance, cliquez ici pour avoir sa chronique.

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13 commentaires sur « Le Paris des Merveilles tome 1 : Les enchantements d’Ambremer de Pierre Pevel »

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