Synopsis :

 Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois.
Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’image que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants. 

Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches.
Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. “

Un fragment des réflexions de Renée :

 

Au chapitre cinématographique, en revanche, mon éclectisme s’épanouit. J’aime les blockbusters américains et les œuvres du cinéma d’auteur. En fait, j’ai longtemps consommé préférentiellement du cinéma de divertissement américain ou anglais, à l’exception de quelques œuvres sérieuses que je considérais avec mon œil esthétisant, l’oeil passionnel et empathique n’ayant d’accointances qu’avec le divertissement. Greenaway suscite en moi admiration, intérêt et bâillements tandis que je pleure comme une madeleine spongieuse chaque fois que Melly et Mama montent l’escalier des Butler après la mort de Bonnie Blue et tiens Blade Runner pour un chef-d’oeuvre de la distraction haut de gamme. Pendant longtemps, j’ai considéré comme une fatalité que le septième art soit beau, puissant et soporifique et que le cinéma de divertissement soit futile, réjouissant et bouleversant.

Mon avis :

Quand j’ai lu ce lire, je n’étais pas trop dans mon mood littéraire. Pour le dire franchement, j’étais en panne sèche littéraire, rien ne me faisait envie… Et c’est dured’en sortir. Bon assez parlé de mes états d’âme passés.

Ce livre m’a plu malgré ces conditions peu favorable, je dois l’avouer. La preuve en ai que j’ai corné au moins une vingtaine de page. Oui je corne les pages, un livre corné est pour moi, un livre bon et un livre qui a une histoire! Donc corné les pages est pour moi, un bon signe, un signe que ma lecture m’a plu, m’a interpellé, m’a fait réfléchir.

J’ai effectivement lu un peu lentement par rapport d’habitude mais c’est à cause de cette p***** de panne et non pas par rapport à la qualité du roman.

Ce livre a été pour moi une belle surprise bien que le début m’avait un peu déçue car je m’attendais à plus d’action. Or ce livre est contemplatif donc si vous aimez le rythme, et un peu moins les belles tournures de phrases et les critiques de la vie moderne. Un petit conseil, passez votre chemin. C’est une ode à la vie, je dis le contraire du résumé, je sais mais je me comprends. Cette histoire est vraiment belle, la vie en est le sujet principal, ses cadeaux comme ses obstacles. Ce thème m’a permis de découvrir, de voir l’évolution de deux personnages que tout semble opposé:

  • Paloma a décidé de se suicider à 13 ans. Triste comme histoire me direz vous !! Et bien non! Comment ? C’est simple Paloma cherche une raison de rester en vie, quelque chose, quelqu’un qui la ferais changer d’avis. J’ai bien aimé ce point de vue : original.
  • Renée a 54 ans, elle est concierge de l’immeuble où vit Paloma. Elle se fait passer pour plus C**** qu’elle ne l’est! Pourquoi? Ce sera à vous de le découvrir.

A travers ces personnages, leurs caractères, leurs qualités et leurs défauts, l’auteure nous fait part de ces réflexions sur la vie. Elles ne sont pas forcément très poussées, ni sentencieuses. Elles m’ont interpellées et permis de faire évoluées mes réflexions sur la vie. Ouh la! Faut que j’arrête de philosopher! Pour moi, c’est un point très positif.

Mon seul regret est que le livre présente certaines longueurs, des baisses de rythme qui ont nui à ma lecture. Par contre, je ne sais pas si l’auteure pouvait s’en passer, elle aurait peut-être perdu en cohérence. Ces longueurs se sont concentrées au début du récit, j’ai donc eu du mal à m’y mettre et une fois lancée, j’étais dans l’histoire au côté de Paloma et Renée ♥.

Un petit remerciement aux éditeurs qui ont bien fait leur boulot au niveau du résumé, il en dit ni trop ni pas assez !! Merci, je n’ai pas été spoiler cette fois-ci!!!

En résumé : Ce n’est pas un coup de cœur, mais ça reste une très belle histoire, une ode à la vie et à la découverte des autres. Nous avons toujours la possibilité d’apprendre des autres. 

Notation :

15/20

 

 

NB: cette lecture avait été choisi par vos soins à travers l’article ♥ une lecture choisie par vos soins ♥ donc je vous remercie pour cette découverte. D’ailleurs un vote est en cours en ce moment sur ma page facebook. 

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9 commentaires sur « L’élégance du hérisson de MURIEL BARBERY »

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