Couverture Les larmes de l'assassin

Synopsis :

L’homme et la femme Poloverdo avait un enfant qui poussait comme le reste sur cette terre, c’est-à-dire pas très bien. Il passait ses journées à courir après les serpents. Il avait de la terre sous les ongles, les oreilles décollées à force d’être rabattues par les rafales de vent, et s’appelait Paolo. Paolo Poloverdo.
C’est lui qui vit venir l’homme, là-bas, sur le chemin, par un jour chaud de Janvier. Cette fois-là, ce n’était ni un géologue, ni un marchand de voyage, et encore moins un poète.
C’était Angel Allegria. Un truand, un escroc, un assassin.

Un ou deux petits amuses bouches avant le plat principal :

Luis vint s’accroupir à ses cotés. Sans comprendre la raison de ces pleurs, il éprouva une compassion extrême. Quoi ? Cet homme, cette brute, ce type inculte et taciturne pleurait ! Les choses de ce monde étaient si étranges que l’on puisse assisté à pareille scène ? Il posa sa main sur le bras d’Angel. Il y avait tant de raison de pleurer, après tout! Cette cruche brisée, le froid, la faim, l’abandon, l’exil, les naufrages, les mères qui s’en allaient un beau jour au bras de leurs amants, les pères qui donnaient des bourses pleines d’or en croyant faire plaisir, les nuits face à la mer à Valparaiso, l’absence des femmes, les rêves inaccessibles, les poèmes fabuleux dont on ne se souvient plus, les enfants trahis, les renards morts, la peur de vivre, tout cela et bien d’autres choses encore constituaient un ensemble infini de raisons valables pour se sentir triste

Et un deuxième avant le plat principal :

Son coeur cognait dans sa poitrine. Ces derniers temps, cet organe lui faisait des misères. Il se gonflait démesurément, sautait comme un singe en cage, battait la chamade ou se rétractait jusqu’à n’être plus gros qu’un raisin sec. Cette activité intérieure, la, dans sa poitrine, le déroutait et le dérangeait.

Le plat principal :

C’est une excellente lecture. Je suis contente d’avoir pris le temps de découvrir Anne-Laure Bondoux. Elle a une plume superbe, poétique et elle rythme bien le récit.

En tout franchise, je ne suis pas sûr que j’aurais été réceptive à cette histoire à l’adolescence. Je pense que je serais passée complètement à côté de cette histoire. Réflexion faite, je ne conseille pas ce livre pour de jeunes adolescents.

C’est un livre que j’ai aimé car il amène une autre vision de l’assassin, une vision plus humaine. L’assassin dans beaucoup de livres 📚 est dépeint comme quelqu’un de monstrueux car un homme ne devrait pas être capable d’ôter la vie à un autre homme. Le fait de le mystifier, l’excuse en quelques sortes de ces actes. C’est mon point de vue, et le votre sur la question m’intéresse beaucoup. Et Anne-Laure Bondoux à travers ce livre va rendre l’assassin “humain”. Il est d’abord perçu comme monstre et il devient de plus en plus humain. C’est profond. J’ai beaucoup aimé cette façon de procéder assez surprenante. Son histoire m’a happée, intriguée… Les pages ont défilées et le suspense était total.

Le seule manque, c’est peut-être un petit manque d’émotion en le lisant. Pablo est un peu vide, il m’a dérouté 😮.

En résumé : une excellente lecture, une histoire qui gagne à être connue, savoure…

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4 commentaires sur « Les larmes de l’assassin de ANNE-LAURE BONDOUX »

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