Synopsis :

Londres, 1868. Alors que la période de Noël commence, Claudine Burroughs ne se sent pas joyeuse à l’idée des bals sans fin, des obligations sociales et des évènements somptueux. Venir en aide aux femmes dans le besoin à la clinique Hester Monk lui a ouvert les yeux sur un autre monde, et le fait que son mari n’approuve pas ce choix la rend malheureuse. Mais les deux univers qu’elle côtoie vont bientôt se rencontrer. Lors d’un gala de Noël, une femme est brutalement battue, et il apparaît rapidement qu’il s’agit d’une prostituée invitée clandestinement par l’un des invités. Le poète Dai Tregarron, accusé d’être l’agresseur, prétend qu’il ne faisait que protéger cette femme contre la violence de trois riches jeunes hommes. Claudine croit en l’histoire de Dai, mais face au rang social qui joue en sa défaveur, comment peut-elle prouver son innocence sans tout risquer ?

Extrait pour vous donner un avant-goût :

– Il n’y a pas de “mais”, Claudine ! dit-il, les mâchoires crispées. Ces jeunes gens respectables que nous connaissons tous depuis des années l’ont vu s’en prendre à cette fille et ont fait de leur mieux pour le retenir. Les faits sont indiscutables.

– Tous les trois ? rétorqua-t-elle avec imprudence, sachant pertinemment qu’elle paierait plus tard. Ils sont tous plus jeunes que lui, et plus sobres, et ils n’ont pas pu le retenir ? Cet homme doit être doté d’une force surhumaine… Quand ils le trouveront, j’espère que les policiers s’y mettront au moins, sans quoi l’un d’eux pourrait finir comme la pauvre Winnie Briggs !

Mon avis :

Une lecture sans attente et une bonne surprise !

L’histoire se passe aux XVIIIième siècle. Claudine est mariée à Wallace. Il a un travail dans lequel il doit se faire bien voir. Et pour cela, il faut aller à des bals et faire des courbettes. Comment dire, ce n’est pas vraiment la tasse de thé de Claudine ! Elle est franche et entière, les deux ne se marient pas très bien. A la soirée des Gifford, elle rencontre Dai Tregarron, poète à ces heures perdues mais aussi grand amateur de Whisky. Il la ravie avec des mots et un bel interlude dans une soirée d’hypocrites en tout genre.

Un événement se produit !

Peu de temps après, elle est témoin d’une partie de la bagarre dans laquelle Dai Tergarron est impliqué ainsi que trois jeunes gens de la haute et une fille de joie. La fille est dans un sale état entre la vie et la mort et tout l’air de désigner Dai Tergarron comme coupable. Il en a même le profil. Mais est-ce aussi simple ?

Claudine n’a pas envie d’y croire _et moi non plus_. Elle va donc mener sa petite enquête. Et c’est la valse des étiquettes ! (non, non pas dans le sens de la chanson :

)

Une enquête pas forcément surprenante !

C’est vrai que l’enquête manque de rebondissements quant à la découverte du coupable. Elle reste plaisante car le suspense concerne plus “le comment”. Comment va-t-elle mener l’enquête? Se fera-t-elle aider ? Par qui ?

Claudine, une femme indépendante et attachante !

Elle a des idées bien en avance sur son temps. Il n’est pas possible pour elle de rester tranquille à la maison en attendant son mari. Il faut qu’elle s’occupe. Elle a un fond un peu rebel et plaisant, elle a une super répartie: “un direct du droit de la part de notre très chère Claudine”. Mais je l’ai quand même sentie empêtrée dans les codes moraux de l’époque. Cette ambiguïté chez Claudine est captivante. L’auteure à travers ce personnage nous dépeint une condition féminine qui a toute à envier à la notre. Elle la décrit avec une plume fluide, douce et piquante parfois. C’est agréable.

En résumé : C’est une bonne surprise. Un petit roman qui se lit vite avec un personnage attachant qui rêve de s’envoler hors de sa cage dorée.

Notation : 15/20

N.B : Vous pouvez le retrouvez dans le site numérique des bibliothèque de Paris. Pour plus d’infos, regardez ma catégorie : Les emprunts à la bibliothèque.

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2 commentaires sur « Le condamné de Noël de ANNE PERRY »

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