Coucou tout le monde,

Je suis en vacances chez mes grand-parents en Bourgogne, j’ai malheureusement un accès à internet assez irrégulier. Il y aura sans doute moins d’article que prévu et je m’en excuse. Mais je ferais en sortes de vous poster au moins une chronique cette semaine. 😀 Bon maintenant au rendez-vous de ce mardi, non pas un mais deux fragments de livre de Les délices de Tokyo de Durian Sukegawa.

Le premier sur un registre sérieux et un peu choquant :

C’était en 1996 que la loi sur la prévention de la lèpre avait été abrogée. Cette année-là, les anciens malades avaient obtenu le droit de sortir librement. Et les particuliers, aux-quels l’intérieur de l’enceinte de houx avait été interdit, avait pu pénétrer librement dans la léproserie.

Mais tout de même, pendant plus d’un siècle, cet endroit n’avait cessé d’avaler des gens, d’en exclure d’autres. Sentarô crut sentir, derrière cette quiétude singulière, des soupirs et des regrets profondément imprégnés dans le sol.

Une petite pensée pour un grand film d’animation : Princesse Mononoké

Le deuxième fragment au senteur sucré-salé :

“Vraiment… c’est la première fois que je mange un Zenzaï comme celui là.

– Tu dois être contente, Tokue. Il a l’air d’apprécier.

– C’est que, le sucre est tellement discret… la saveur salée de l’algue confite s’épanouit exactement comme une fleur.

– Le zenzaï aussi est salé, vous savez. Mais, puisqu’il y a des algues j’y mets juste un soupçon de sel, presque indiscernable.

Tokue goûta enfin elle-même à la soupe sucrée. Ses yeux se perdirent dans le lointain, puis ses joues hâves se détendirent et elle sourit.

“C’est juste le bon équilibre.”

J’espère que ces fragments vous auront plu. Avez-vous lu ce livre ?

Bonne lecture!!

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