Extrait en guise d’avant goût :


Les mains sur les hanches, elle examina le couloir. Son regard s’arrêta sur une énorme armoire à laquelle manquait une porte, l’autre ne tenant plus que sur un seul gond. Elle s’en approcha.

« Attends une minute… Regarde… »

L’armoire n’avait pas de fond. Tous les deux fixèrent la porte qui se trouvait derrière et dont la peinture bleue s’écaillait en gros lambeaux. « C’est là, dit Sarah. Je savais bien qu’il y avait une porte par ici. »

Nathan plongea la tête à l’intérieur de l’armoire et tourna la poignée. « Mince alors ! C’est comme dans l’armoire magique… Il ne manque plus que le lion et la sorcière ! »

Mon avis :

Une superbe lecture !

Cette lecture m’a émue aux larmes (décidément je pleure beaucoup en ce moment), bouleversée et captivée. Je m’attarde pour remercier l’édition Calmann-lévy et Netgalley pour ce service presse car je ne sais pas si je l’aurais acheté en librairie. Je serais passée à côté d’une pépite et d’un nouveau thème pour moi : l’Asile en Angleterre, les conditions de vie féminine surtout, la maltraitance en hôpital (surement encore d’actualité malheureusement), etc..

Une histoire en deux temps !

Sarah est une jeune femme qui s’intéresse à l’Asile Ambergate près de chez elle, son histoire. C’est un intérêt personnel vu que son père y a travaillé un temps. Elle veut écrire un livre. En fouillant dans cet asile avec un jeune SDF, elle va découvrir des valises ayant appartenu aux pensionnaires de l’asile. Cette découverte sera un vrai coup de pouce à l’écriture de son livre. Elle remue le passé et son père n’a pas l’air d’apprécié. Que cache-t-il ?

En 1950, Amy est amené à l’Asile d’Ambergate à cause de sa conduite dangereuse pour elle et son entourage. Elle n’est pas folle, elle est juste désespérée et perdue. L’asile va-t-elle la rendre folle ou l’aider? Elle rencontrera des infirmières obtuses mais aussi une jeune élève, Ellen Atkins infirmière qui n’a pas oublier de penser et d’être humaine.

Adoré mais pas un coup de cœur !

L’histoire m’a happée des les premières pages, j’ai fini ce livres de 350 pages en 3 jours. J’avais du mal à le lâcher. Il me fallait savoir la suite. L’histoire est très recherchée et je sais de source sûr que l’auteure a fait des recherches pour son roman (grâce à une interview à la fin très intéressante et que je vous invite à lire). Je connaissais certaines des conditions de vie décrites par l’auteure (d’ailleurs si vous êtes intéressé.e par ce sujet je vous invite à regarder Vol au dessus d’un nid de coucou), un peu moins les idées et les réformes qui ont eu lieu au milieu du vingtième siècle au Royaume-Uni. J’adore apprendre en lisant, c’est allier l’utile et l’agréable.

Le seul point négatif c’est qu’on perd un peu trop de vue Sarah, dommage surtout que je me suis beaucoup attachée à elle.

Des personnages attachants !

Amy et Ellen sont des personnages extrêmement humaines, elles sont émotives et empathiques. Amy a la langue bien pendue et Ellen est franche. Je me suis bien identifiée à elles deux. Leurs duo impliquent la.e lectrice.eur et la.e sensibilise à son histoire. L’amitié peut-elle seulement naître dans un Asile ? Entre patient et soignant ? Va-t-elle durée ?

Pour Sarah, je me suis attachée à elle voir même reconnu dans ce personnage peu sur d’elle et altruiste toute en étant curieuse de tout. Ce sont des qualités appréciables mais je suis déçue qu’elle ne soit pas plus présente (je me répète mais c’est vraiment quelque chose qui m’a manqué).

Les personnages masculins étant moins présent, je ne vous parlerai que de Douglas un autre élève infirmier du côté des hommes avec qui Ellen va échanger. Leurs échanges sont instructifs et beau.

Une fin qui laisse place à l’imagination et émouvante à souhait. Un plaisir !

En résumé : Une lecture superbe, plaisante, instructive et addictive. J’ai ADORE. Je lirais sans doute d’autres livres de l’auteure.

Notation : 18/20

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