À leur arrivée dans leur école de droit, Mark, Todd et Zola voulaient changer le monde, le rendre meilleur. Mais aujourd’hui, alors étudiants en dernière année, les trois amis s’aperçoivent qu’ils ont été dupés. Ils ont contractés de lourds emprunts pour financer des études dans une école qui n’est qu’une vulgaire usine à fric, un établissement de troisième zone dispensant un enseignement si médiocre qu’à la sortie, personne, ou presque, ne pourra réussir l’examen du barreau, et encore moins trouver un travail décent. Et quand ils découvrent que leur école, comme d’autres, appartient à un financier de New York qui tire les ficelles dans l’ombre et a aussi dans son escarcelle une banque spécialisée dans les prêts étudiants, les trois amis comprennent qu’ils ont été pris dans la « Grande arnaque des écoles de droit ». 
Mais il existe peut-être une échappatoire, un moyen de se libérer du joug de cette dette écrasante, de révéler les magouilles de cette banque, et même de gagner quelques dollars au passage. Pour ce faire, toutefois, ils doivent quitter l’école. Bien sûr, abandonner ses études si près de l’examen final est une folie. Pourtant, dans leur cas, cela pourrait être une preuve de sagesse…

Un avant goût :

Mark mordit à l’hameçon et prépara le LSAT, un examen commun à tous les étudiants désireux d’entrer en fac de droit. Son score médiocre de 146 ne rebuta pas le service d’admission de Foggy Bottom. Pas plus que son dossier de premier cycle, avec une moyenne faible de 2,8 sur 4. Mieux même, Foggy Bottom l’accueillit à bras ouverts ! Et sa demande de prêt fut aussitôt acceptée. Chaque année, le ministère de l’Éducation verserait 65 000 dollars à Foggy Bottom. C’était aussi simple que ça. Et aujourd’hui, avec le dernier semestre à venir, Mark mesurait la triste réalité : quand il obtiendrait son diplôme, il devrait 266 000 dollars à l’État, intérêts compris

Mon avis :

Une très bonne lecture !

Ce livre est un vrai flirt avec la loi entre ceux qui en abusent et ceux qui la respectent avec pour toute récompense de se faire avoir. Mark, Todd et Zola se sont faits avoir par de la publicité mensongère qui leur promettait un bel avenir : un bon travail, une vie de rêve, un diplôme en poche… Seulement c’était sans compter sur la duperie de l’Université Foggy Bottom, ou les professeurs vous font valider l’année que vous travailliez ou pas vos examens. Il y a un A en perspective même sans travail, le doux rêve ou la belle duperie ! Le seul intérêt de Foggy Bottom est de récupérer les prêts étudiants reversés par l’Etat et tant pis pour ces étudiants qui s’endettent jusqu’au cou et s’y noient. Une vraie machine à fric Après avoir perdu leur ami dans cette mascarade, Mark, Todd et Zola abandonnent leurs études pour jouer les avocats sans diplôme fuyant les dettes et l’Université. Advienne que pourra!!

Leur imposture sera-t-elle découverte ? Comment et surtout pourront-ils se venger de ces grands truands derrière les écoles de droit?

Une fascination pour le droit !

Je suis fascinée par le droit depuis que j’ai vu le film Erin Bronkovitch Seule contre tous avec Julia Roberts : défendre les petites gens (personnes comme vous et moi) contre les grands truands de ce monde. C’est vrai que dans ce livre nous avons pas de petits gens comme dans le film, mais les grands truands sont bien présents. Il y a plus de nuances. Mark, Todd et Zola ne sont pas des pauvres victimes attendant la justice. Ce sont des étudiants qui lâchent un système qui les avait déjà abandonnés pour profiter de ces limites. Ils ne sont ni bons, ni mauvais…

L’histoire des prêts étudiants n’était pas inconnue au bataillon. Elle a seulement plus d’ampleur que je ne l’imaginais. C’est un monde de Requin que John Grisham nous présente mais aussi un système qui s’est largement laissé faire. Cette histoire est basée sur des faits réels et c’est un plus! L’auteur s’est renseigné et nous fait part de son expérience aussi en tant qu’avocat. Il maîtrise son sujet et ça se voit.

Trop complexe ou pas ?

J’avais peur que ce soit trop complexe car je ne connais pour ainsi dire, rien au Droit. Je me demandais s’il serait accessible à une novice. Et la réponse est oui, je ne dirais pas que j’ai compris toutes les subtilités mais presque. Cette lecture était très enrichissante. Elle aborde deux thèmes : les prêts étudiants et le renvoie des clandestins chez eux. Deux thèmes qui m’ont intéressés et surtout traités de façon que la.e lectrice.eur se fasse notre propre opinion sur le sujet. L’auteur n’est pas pour autant impartial. Je le comparerais bien à un professeur qui vous donne son avis tout en vous donnant toutes les clés en main pour que vous puissiez vous faire la vôtre.

Une plume faite d’expérience !

J’ai été happée dès les premières pages. Je le lâchais de temps en temps pour digérer ce que je venais de lire. Puis je reprenais de plus belle. Les chapitres sont vraiment bien dosés: une fois fini un chapitre, j’avais qu’une envie, passée au suivant. Il a écourté mes nuits.

Les personnages sont attachants, leur avenir plus qu’incertain me tenait à cœur. Ces trois loustics ont un certain culot et surtout plus grand chose à perdre, ils jouent le tout pour le tout. Et ils le font bien (un peu à la The usual suspect!)

Le suspens est là, les rebondissements aussi. J’étais addict. Une addiction venue lentement et subrepticement.

En résumé : Une excellente lecture passée à deux doigts du coup de cœur ! Elle est inspirée de faits réels et d’actualité! Elle m’a prise au dépourvue, happée et révoltée. Elle m’a retournée.

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Un commentaire sur « Les imposteurs de JOHN GRISHAM »

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