Quel est donc ce mal étrange qui frappe depuis peu Martin Anderson ? Atteint de visions et de trous noirs, l’apprenti écrivain semble avoir perdu la notion du temps et son quotidien oscille dangereusement entre réalité et cauchemar. Qui est cette mystérieuse femme blonde en robe à pois qui hante son imaginaire ? Pourquoi se retrouve-t-il constamment au sommet de la célèbre Coit Tower, surplombant San Francisco ? Le chien retrouvé mort, pendu dans son placard, est-ce encore une de ces inquiétantes hallucinations ? Une chose est sûre : le jeune homme est à deux doigts de devenir fou. Et ni son succès littéraire récent ni l’annonce d’un héritage faramineux ne semblent arranger les choses. Car son passé est en train de refaire surface. Un passé entaché de honte, de fiel et de sang… 

En guise d’avant-goût :

Le comte remis son masque mais avoua :

– Ce truc m’agace. Je n’aime pas l’allure qu’il me donne.

– Même avec ça, vous êtes encore sexy, comte, lui assura Kline.

– Oh, mon jeune ami, vous êtes si charmant. Pourquoi ne viendriez-vous pas me rendre visite plus souvent ?

Comme tous les garçons avec lesquels il avait grandi, Kline s’était souvent moqué des homosexuels jusqu’à ce que sa mère le surprenne un jour au téléphone en train de raconter des insanités à l’un de ses camarades et qu’elle lui explique que les homosexuels avaient été parmi les premiers déportés. Elle en avait connu beaucoup au camp. Après cela, il n’avait plus jamais vu les choses de la même manière. Ils avaient été victimes de la terreur eux aussi, comme ses parents. Il avait cessé de se moquer d’eux à compter de ce jour-là.

Mon avis :

Une bonne lecture ! 

J’ai beaucoup aimé ce livre. Dès les premières pages, j’ai été happée. Je ne le lâchais plus. Martin est un jeune homme attachant pour qui rien ne va et du jour au lendemain, il lance son premier livre et devient un riche héritier. Si son train de vie en est que plus beau, sa santé mentale se détériore. Il se sent suivi par une femme blonde “comme une apparition du passé”. Il perd la notion du temps, ne se rappelle plus de ce qu’il a fait. Est-il vraiment poursuivi ou au prise avec des hallucinations ? Va-t-il s’en sortir ? Ou sera-t-il victime de ce destin funeste qui semble se profiler ?

Les apprentis auteur.e.s !

Martin est entouré d’apprentis auteur.e.s. Ce groupe d’écorchés vifs s’est fixé comme objectif d’écrire une histoire chaque semaine et de se la lire. Un bon moyen de progresser! Ils sont tous attachiants. Ils sont atypiques et donnent froid dans le dos : de vrais amis ou des adversaires ? Certains d’entre eux ne croient pas à la folie de Martin, même s’ils finissent par douter. J’ai beaucoup aimé cette atmosphère. 

Ce carrosse déjà brinquebalant se verra ajouter une pièce rapportée : Paul Kline. Il est un témoin extérieur, ce groupe de jeunes le fascine. La folie de Martin l’intrigue et le laisse perplexe. J’ai eu un peu plus de mal avec ce personnage, difficile de dire si c’était le protagoniste, le personnage secondaire ou les deux. Je me suis un peu perdue.  

Deux parties !

Ce livre se compose en deux parties. La première m’a vraiment happée, intriguée… Martin est-il fou ou l’argent et la “gloire” ont fait des envieux? En ce cas arriveront-ils à leur fin ?

La seconde partie est plus longue avec des rebondissements excessifs. L’auteur cherche à induire son lecteur en erreurs mais il a finit par le perdre avec ces rebondissements un peu tortueux. Je pense qu’elle gagnerait à être allégée. De plus, il y a le rajout d’un thème “Seconde Guerre Mondiale”. Il est intéressant de par son point de vue original, seulement, il tombe comme un cheveux sur la soupe.

Malgré le trop de rebondissement, j’ai deviné le dénouement bien avant. L’attente de la fin est donc à double tranchant addictive et légèrement décevante.

En résumé : Une bonne lecture prenante et addictive seulement le finale se fait un peu trop désiré… 

Notation : 14/20

Je remercie Netgalley et Amazon Publishing France pour ce service presse.

N’hésitez pas à laisser une trace de votre passage, ce sera un plaisir de discuter avec vous.

N.B : Désolée pour l’attente la chronique était prête depuis 2 semaines. Seulement, j’ai pris du retard.

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