“Juliette Emerline, du haut de ses dix-neuf ans, isolée par la surdité, subsiste dans la solitude de sa demeure en créant des chapeaux. Mais son sanctuaire est mis en péril lorsque Lord Nicolas Thornton, un architecte mystérieux de vingt-sept ans, décide d’acheter son humble domaine pour donner vie à ses plans excentriques. Lorsqu’elle le surprend à déambuler au cimetière, Juliette décide de mener secrètement l’enquête. Sur la tombe que Lord Thornton vient de quitter, elle découvre le seul nom de “”Hawk””, et une fleur étrange. Quand Juliette touche ses pétales, le spectre d’un jeune aristocrate lui apparaît, et lui chante une mélodie que seules ses oreilles sourdes peuvent entendre. Le fantôme ne se souvient ni de son identité, ni de sa mort ; mais c’est le nom de Thornton qui, dans l’amnésie, le hante encore. Pour venger son nouveau compagnon et sauver son domaine, Juliette brave sa peur de la haute société et voyage jusqu’à l’hôtel isolé où Lord Thornton lui propose un poste de chapelière pour la saison estivale. Là-bas, elle se trouvera tiraillée et ne saura plus à qui accorder sa confiance : l’architecte de chair et de sang qui semble la comprendre et la touche avec ses gestes romantiques, ses lettres sincères et ses caresses sensuelles… ou le spectre, avec ses mélodies profondes et ses déclarations ardentes, capable d’émouvoir son esprit et son âme comme aucun homme. Alors que les secrets sinistres qui lient Lord Thornton à son domaine et à Hawk se dévoilent un à un, Juliette s’enfonce dans un labyrinthe de faux-semblants. Mais il est trop tard pour fuir, et l’amour tragique qui fleurit dans son cœur transformera son monde silencieux pour toujours.”

En guise d’avant-goût :

— Non. Deux garçons, et trois petites filles avec la beauté et la compassion de leur mère.

— Je crains que cela ne soit impossible. Nos fils ressembleront sûrement à leur père, de jolis garçons avec des yeux rieurs et gris, et une tendance infernale à la moquerie. Je ne vois pas comment leurs sœurs pourraient rester compatissantes en étant torturées sans cesse de la sorte.

— Oh, ah, et si les filles sont comme leur mère, elles auront bien assez de ressources pour savoir se défendre dans une guerre de farces.

Mon avis :

Une excellente lecture ! 

C’est une excellente lecture. Ce livre est un mélange entre le conte, la bohème, la fantasy et la romance. J’ai été légèrement déroutée par le début mais une fois lancée, c’était difficile de décrocher. J’ai plusieurs fois repoussé le moment de dormir. Une vraie addiction !

Une histoire originale !

Juliette est sourde à cause d’une maladie infantile. Elle vient de perdre sa mère à cause d’une maladie. Elle est déchirée de l’intérieur. Lors de l’enterrement, elle rencontre Lord Thornton sur la tombe d’un inconnu. Une fleur argentée attire son regard, elle ne peut s’empêcher de la voler. Seulement quand elle effleure les pétales de la fleur, une chose étrange se produit. Elle voit un homme chanter et elle l’entend. Quel est ce miracle ? Est-elle devenue folle à cause du chagrin ? Est-ce un fantôme ou une vision de l’esprit? Une bien charmante vision!

Et comme il n’y a jamais deux sans trois, son oncle lui avoue avoir des problèmes d’argent et envisage de vendre la demeure à ce fameux Lord Thornton. Elle est furieuse, accablée et perdue!

Des personnages sensibles et hors du commun!

Juliette est une jeune femme sourde. Elle a appris à se cacher à cause de sa tare, car, oui, dans une société aristocratique, c’est une tare. Elle n’est pas pour autant effacée pour son entourage, elle est même affirmée. Elle juge promptement et a une sensibilité exacerbée.

Son fantôme lui chamboule le cerveau, la charme, l’envoûte… et m’a envoûtée. C’est un vrai mystère et ne parlons pas de ce Lord Thornton plein de contradictions, de semi-vérités!

L’oncle de Juliette est un peu papa ours. Il est légèrement bourru et en totale adoration devant sa nièce. Il lui veut que du bien, quitte à la pousser vers la lumière et à se moquer du qu’en diras-t-on.

Une plume poétique !

La plume de l’auteure est à l’image du personnage principal, sensible, émotive et gentille. Elle est aussi poétique riche en sonorités et rythmée. Le rythme est marqué au début par quelques maladresses de l’auteure. Mais là, je chipote. 🙂

En résumé : une excellente lecture addictive, surprenante, pleine de rebondissements avec une plume poétique.

Notation : 18/20

Publicités

3 commentaires sur « La mélodie du fantôme de A. G. HOWARD »

Laisser un commentaire