Los Angeles, 2008.
Ex-addict et délinquant, Ricky “Ghost” Mendoza est déterminé à rester clean jusqu’à la fin de ses jours.

Rentré dans le rang, il force désormais des coffres-forts pour le compte de toute agence gouvernementale prête à payer ses services, des Stups aux Fédéraux.

Mais quand il découvre que la personne qui compte le plus pour lui croule sous les dettes, il décide de faire une embardée risquée : forcer un coffre et en prélever l’argent sous le nez du FBI et des gangsters à qui il appartient, sans se faire prendre – ni tuer.

En guise d’avant goût :

Je suis sur la Première Rue, les yeux levés, le dos voûté, garé en face des Rancho San Pedro Projects, des logements sociaux à l’extrémité sud de Los Angeles. C’est pas la première fois aujourd’hui que je me dis que si j’arrive à ouvrir ce coffre-fort, et si on me laisse seul avec, je prends l’argent.

Pas tout l’argent. Je suis pas con. Juste une partie.

Ils m’ont dit neuf heures. Il est dix. Je suis là depuis 8 h 50, mais ils ont pas encore rappliqué. Des fois, ça se passe comme ça avec les Stups. La DEA se ramène quand elle le sent. Et on va pas se plaindre, ça sert à rien.

Mon avis :

Une très bonne lecture et une excellente surprise !

J’ai adoré ce livre. Un roman noir qui m’a même arrachée une larme. Ce livre aborde le thème de la drogue et des gang latinos américain. On suit Ricky “Ghost”, un perceur de coffre qui n’a plus rien à perdre. Arrivera-t-il à truander les truands sans y perdre la vie ? Réussira-t-il son entreprise ? Ici la question n’est pas du qui, ni du comment mais plutôt du pourquoi ? Et c’est assez bluffant !

Une plume : un camouflage parfait ! 

L’auteur m’a bluffé avec sa plume qui colle totalement au thème : le milieu de la drogue. Les dialogues, le vocabulaire, les expressions sont tellement adaptés. J’ai tout de suite visualisé le décors, le contexte… Tout y est pour nous mettre dans l’ambiance. Il n’y a pas un pet de travers. Certes les propos viennent d’une lectrice novice sur le sujet. Seulement, j’ai lu des articles sur Al Capone et des livres sur la Mafia italienne. Or ce livre, c’est un mélange entre les gangsta américains et les mafieux avec leur code d’honneur. 

C’est un roman noir original. L’auteur n’a pas besoin de scène trash et bien dégueux, pour installer une ambiance angoissante. (Je pense d’ailleurs qu’il n’y a pas besoin de gore pour faire un livre ou un film angoissant au contraire les meilleurs œuvres ne montrent pratiquement rien.) L’attente est angoissante. 

Un découpage étonnant ! 

 L’angoisse est présente grâce à la rapidité de l’action et à l’enchaînement des chapitres, à l’alternance des points de vue entre les deux camps : le voleur Ricky et Rudy un des bras droit de Rooster, le truand volé 🙂 (je ne peux pas m’empêcher de sourire). Le lecteur s’y balade, découvre les motivations de chacun, difficile de dire qui est dans le droit ou pas. Je me suis attachée aux deux. 

Un thème inhabituel !

Bien que je fasse des études médicales, le milieu de la drogue est généralement un milieu que j’évite. Je ne sais si c’est parce que j’en connais les effets(pas parce que teste) ou parce que la dépendance est assez abstraite pour moi. Mais ici au lieu de me faire fuir, il m’a intrigué. Je trouve que l’auteur a su me toucher.

En résumé : une très bonne lecture avec une plume qui lui colle à la peau. L’auteur a su découper son histoire, lui donner un rythme et une ambiance angoissante, pressante. 

Notation : 17/20

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5 commentaires sur « En lieu sûr de RYAN GATTIS »

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