Cher.e.s Voyageur.e.s,

Il y a quelques semaines, j’ai chroniqué Le choix du roi de Solène Bauché.

Quatrième de couverture : Royaume des Francs, 792. L’heure est grave : Charlemagne vient d’apprendre que son fils d’un premier lit, Pépin le Bossu, a conspiré contre lui. Le roi est loin d’avoir été un père idéal, mais la sentence est sans appel : le jeune traître doit rejoindre un monastère et y demeurer le restant de ses jours. Peu enclin à faire amende honorable et encore moins à devenir un homme de Dieu, Pépin dépérit. L’héritier déchu est loin de se douter que c’est par une entremise des plus inattendues que viendra son salut, avant d’entamer un périlleux voyage vers l’inconnu…

J’ai beaucoup aimé son livre et le contact avec l’auteure a été facile. J’en ai profité pour l’interviewer afin de mieux la découvrir et vous faire la découvrir. Je vous propose de la lire sur un fond musical.

1) Vous êtes une auteure, mais aussi une lectrice. Quels sont les romans qui ont marqué votre vie ? Qui vous ont inspiré ?

Paradoxalement, même si j’aime l’Histoire et que j’ai écrit un roman historique, j’en lis très peu moi-même. Je suis plutôt attirée par les romans d’aventure ou fantastiques. Les romans qui m’ont marquée sont très nombreux ! Je vais en citer un par décennie : Matilda, de Roald Dahl, Ronya Fille de Brigand, d’Astrid Lindgren et Au Revoir Là-Haut, de Pierre Lemaître.

2) Votre livre est une fiction historique, êtes-vous vous-même une passionnée d’histoire ? D’où vous vient cette passion ?

Disons que je suis passionnée par certaines périodes historiques. J’aime beaucoup l’Antiquité et le Moyen-Âge, mais je n’ai pas d’affinités avec l’époque napoléonienne, par exemple. Ce qui ne m’empêcherait pas d’apprécier un roman qui s’y déroule, mais je ne pourrais pas en écrire !

Cette passion me vient de mon enfance, j’étais fascinée par le côté mystérieux des civilisations anciennes, leurs mythologies, leur barbarie aussi.

3) Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ce roman ?

Là aussi, ça remonte à mon enfance. J’avais six ans quand une mini-série européenne sur la vie de Charlemagne a été diffusée. Ma mère nous l’a montrée et j’ai eu un vrai coup de cœur. Avec le recul, je vois bien que c’était assez kitsch et très romancé. Et elle ne faisait pas suffisamment honneur à mon goût à certains personnages. Alors j’ai décidé de donner ma version des faits et de prendre à mon tour des libertés !

4) Dans votre résumé, vous parlez de Charlemagne, or tout le long du livre, il est appelé Charles. Ça m’avait un peu perturbée au départ. C’est fait exprès ?

Oui, car Charlemagne est un surnom qui est venu après sa mort, du latin Carolus Magnus. Au quotidien, ses proches l’appelaient par son seul prénom, en tout cas je l’ai supposé. D’ailleurs, son vrai prénom était Karl, et non sa version francisée. Ce qui aurait été encore plus perturbant, j’imagine !

5) Je décrirais ce roman comme une quête de soi et de reconnaissance. C’est un peu comme un roman introspectif. Est-ce que c’était votre idée de départ ou cela s’est fait petit à petit ?

Cela s’est fait au fur et à mesure, car au départ, je voulais raconter la relation complexe entre un père et son fils. Comment en arrivent-ils au point où ils se trahissent mutuellement ? L’introspection y était déjà, avec la perspective du besoin de reconnaissance et de la déception qui s’ensuit, donc. Puis j’ai été embarquée malgré moi, mes personnages se sont émancipés. La quête de soi est venue à ce moment.

6) Pensez-vous écrire d’autres livres dans l’univers de “Le choix du roi”?

Pour le moment, je dirais que non, car j’ai la tête qui fourmille de projets et ça n’en fait pas partie. Mais il ne faut jamais dire jamais. S’il y avait une demande de la part des lecteurs, je pourrais exploiter d’autres personnages ou donner une suite aux aventures de mes héros, peut-être quelques années plus tard. Mais pour l’instant, je considère que le roman se suffit à lui-même.

7) Pour les jeunes auteur.e.s à la recherche d’un éditeur, avez vous des conseils à leur donner ?

Je leur conseille de bien retravailler leur texte, de s’informer sur le monde de l’édition, sur les auteurs qui leur ressemblent… Certains forums regorgent de pistes et de conseils. Ensuite, c’est aussi une question de chance et d’opportunités ! Et l’autoédition n’est pas une voie de garage, ça peut aussi être un tremplin. Le principal étant que nos textes soient lus et appréciés !

L’interview est arrivée à sa fin. J’espère que cet article vous aura plu.

Bonus Musique :

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