Allemagne 1944. Naïve et innocente, Elsie traverse la guerre à l’abri de la petite boulangerie de ses parents et sous la protection d’un officier nazi, loin d’être indifférent à son charme. Lors de la soirée de Noël du parti, elle échappe de peu à un viol grâce à un petit garçon juif. Seul et sans défense, il demande à la jeune fille de le cacher. Prendra-t-elle le risque ? États-Unis, de nos jours. À quatre-vingts ans, Elsie s’active toujours derrière les fourneaux de sa boulangerie. Elle rencontre Reba, une journaliste venue l’interroger sur les fêtes de Noël du passé…

En guise d’avant-goût :

– Je ne me suis jamais laissé impressionner par les grandes démonstrations de romantisme. L’amour est dans les petites choses, les attentions quotidiennes, la gentillesse et le pardon.

Reba avait toujours imaginé l’amour sauvage et indompté. L’amour vrai était une flamme passionnée qui brillait de tout son éclat jusqu’à ce qu’elle se consume. Elle ne vacillait pas, ne baissait pas, affaiblit par la banalité du quotidien.

Mon avis :

Une très bonne lecture !

C’est une très bonne lecture. J’ai été happée dès les premières pages. Entre passé et présent, la.e lectrice.eur vagabonde. Si les événements n’ont pas la même gravité, ils sont tous deux révoltants : les clandestins mexicains sur la frontière américaine et les juifs dans l’Allemagne nazie. En rien comparable, c’est vrai, mais un parallèle intéressant. J’ai beaucoup aimé, car il traite d’histoire et d’actualité.

Deux portraits contrastés !

Reba est une journaliste ; elle est un peu perdue entre sa vie sentimentale et son évolution professionnelle. Elle ne sait que choisir. Son chef de rédaction lui demande un article sur Noël à l’international. Elle décide d’interviewer Elsie, qui a vécu son enfance dans une Allemagne nazie. Seulement, elle n’était pas prête à aborder un sujet aussi peu synonyme de Noël. Fêtait-on Noël en Allemagne pendant la guerre ? La guerre n’arrête pas le temps. Pourtant j’ai souvent eu l’impression que la vie était entre parenthèses à cette époque.  J’ai beaucoup apprécié que l’auteure y fasse référence.
Elsie quant à elle va aborder son passé avec franchise. C’était une enfant durant la guerre, son regard change. Il est d’abord très influencé par ses parents pro nazi puis elle s’en affranchit peu à peu. Elle se construit son propre avis à travers son vécu. Elle offre au Lecteur un point de vue orignal et intriguant voire légèrement déroutant.

Un premier livre : une réussite !

C’est le premier livre que je lis de l’auteure. Je suis plutôt ravie, sa plume est légère et fluide. La syntaxe est un peu déroutante au début mais une fois habituée, je me suis laissée complètement happer. 

En résumé : C’est une très bonne lecture. Cet échange intergénérationnel est vraiment un plus, une leçon de vie et d’histoire !

Notation : 17/20

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4 commentaires sur « Un goût de cannelle et d’espoir de SARAH MCCOY »

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