Cher.e.s voyageur.e.s,

Voici un extrait de L’armée furieuse de Fred Vargas :

– Mais passons, reprit Danglard. Gauchelin dit : Tous se lamentaient et s’exhortaient à aller plus vite. Le prêtre reconnut dans ce cortège plusieurs de ses voisins morts depuis peu et il les entendit se plaindre des grands tourments qu’ils subissaient en raison de leurs méfaits. Il vit aussi, et nous nous approchons tout près de votre Lina, il vit aussi Landri. Dans les affaires et les séances judiciaires, il jugeait d’après ses caprices et, selon les présents reçus, il modifiait ses jugements. Il était plus au service de la cupidité et de la tromperie qu’à celui de l’équité. Et c’est pourquoi Landri, vicomte d’Ordebec, fut saisi par l’Armée furieuse. Rendre mauvaise justice était alors aussi grave qu’un crime de sang. Au lieu qu’aujourd’hui, on s’en fout.

– Oui, approuva Zerk qui ne semblait développer aucun esprit critique à l’égard du commandant.

J’espère que ce fragment vous aura intrigué.e.

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