En décrochant une bourse à l’université de Hampden, dans le Vermont, Richard Papen ne laisse pas grand chose derrière lui : la Californie, qui lui déplaît ; son adolescence, faite de souvenirs incolores ; et ses parents, avec qui il ne s’entend pas. Hampden est une porte de sortie inespérée, l’opportunité de vivre une nouvelle vie. Passées quelques semaines, il est bientôt attiré par un professeur atypique, Julian Morrow, esthète capricieux qui enseigne les lettres classiques à cinq étudiants apparemment très liés. Contre l’avis de ses professeurs, il tente de s’introduire dans le groupe de ces jeunes gens marginaux sur qui courent les plus folles rumeurs. Et il est loin d’imaginer ce que lui coûtera sa curiosité.

En guise d’avant-goût :

Le gravier de l’allée s’argentait au clair de lune. Francis était debout à l’ombre des arbres. Quand il nous a vus venir, il s’est avancé brusquement sous la lumière “Bouh!”

Nous avons fait un bond en arrière. Francis a eu un mince sourire ; son pince-nez frauduleux jetait des reflets d’acier, des volutes de fumée lui sortaient des narines. “Salut, m’a-t-il dit avant de jeter un coup d’œil à Camilla. Je croyais que tu t’étais enfuie”, lui a-t-il lancé.

Mon avis :

Je n’ai pas apprécié cette lecture !

J’avais beaucoup d’attentes. Après avoir vu la vidéo de Margaud Liseuse, je me suis procuré ce livre. J’étais tentée car le procédé narratif semblait ressembler au livre “Le Complexe d’Eden Bellwether de Benjamin Wood” (un coup de coeur de 2017). Malheureusement, c’est une déception.
J’ai failli l’abandonner plusieurs fois, car c’était trop contemplatif et descriptif. Un récit plein de longueur, qui part parfois dans tous les sens. L’auteure joue sur les flashbacks, un procédé intéressant mais à utiliser avec parcimonie, aux risques de s’y perdre. Et je me suis perdue ! Heureusement que ce n’est pas tout le long du roman.

Une aura de mystère !

Dès le début du livre, la.e lectrice.eur sait qu’un événement grave va se produire. Le quand, comment, pourquoi reste un mystère… Pas si mystérieux pour moi, car la plupart de mes hypothèses se sont révélées exactes.
Richard est fasciné et passionné par le latin et cherche désespérément à rentrer dans la classe du professeur Julian Morrow. Il ne fait cours qu’à un nombre limité d’élèves : 5. Ce quintuor est assez particulier, fait partie des rares privilégiés. Ils sont enveloppés d’une aura de mystère, toujours entre eux. Qu’ont-ils de si spécial, ces cours de Latin ? Qu’est-ce qui lie ces cinq personnages ? Arrivera-t-il à rejoindre ce cours et à s’intégrer ?

Personnages trop parfaits ou/et trop froids !

Je ne me suis attachée à aucun d’entre eux, bien que j’ai failli plusieurs fois. Mais rien à faire, à chaque fois, il y a toujours un élément qui m’en empêchait. Même Richard m’a gênée : c’est un suiveur et un narrateur assez étranger à lui-même. En cela, je veux dire qu’il ne transmet pas de sentiments et d’émotions, il semble vide comme une coquille.

Un style très particulier !

Le style de l’auteure oscille entre le british pudique et l’américain libertin parfois un peu grossier. C’est très déstabilisant et amusant. Sa plume est addictive, c’est d’ailleurs grâce à elle que je n’ai pas abandonné ma lecture.

En résumé : Une lecture difficile, lente, mystérieuse, perturbante avec une plume originale et déstabilisante.

Notation : 10/20

Publicités

Laisser un commentaire