Cher.e.s Voyageur.e.s,

Il y a un peu plus de deux mois, je publiais ma chronique de La malédiction des joyaux T1 : la paysanne de Laurent Delépine. Lors de ma lecture, je me suis posée des questions sur le travail d’écriture de ce roman et sur l’auteur. Je me suis dit que c’était l’occasion de vous le présenter.

Cela fait quatre-vingts ans que les tyrans ont été vaincus, laissant un monde en ruine aux pluies mortelles.
Ces dernières années, la chronique était défrayée par Deirane, la belle paysanne devenue reine. Mais elle ne fait plus parler d’elle depuis quelque temps et tout le monde la croit morte. Pourtant, lorsqu’une enfant est vendue comme esclave, elle réapparaît afin de lui éviter de subir le même sort qu’elle. De façon inattendue, elle reçoit l’aide d’une ancienne amie. Une aide qui se révèle pas si désintéressée que cela. Et il semble que celui qui a acheté la jeune paysanne est le tortionnaire qui a fait autrefois de Deirane ce bijou vivant objet de toutes les convoitises.
Mais tout ceci ne serait-il pas un piège destiné à la retrouver ? D’ailleurs, au juste, qui est la cible de tous ces complots ?

1. Pourriez-vous vous présenter en quelques mots à vos potentiels (futurs) lecteurs ?

Je suis un jeune homme de 52 ans, célibataire et père de deux filles devenues des jeunes femmes dont je suis très fier. L’aînée vient même de lancer son commerce. J’ai aussi un petit fils qui rend ses professeurs fous et une petite fille adorable. Au siècle dernier, je me suis lancé dans des études scientifiques, mais devant la faible rémunération des chercheurs en France, et le côté aléatoire de l’emploi, je me suis reconverti, comme beaucoup de mes collègues, vers l’informatique.

2. « Auteur », est-ce pour vous un rêve d’enfant qui se réalise ?

En effet, j’ai toujours écrit aussi loin que mes souvenirs remontent, j’ai imaginé des histoires. Ma mère a même retrouvé récemment des écrits qui datent du CM2.

3. Qu’est-ce qui vous a poussé vers l’autoédition ?

Je n’ai pas de contraintes de rentabilité. J’ai un métier pour vivre et je n’ai pas besoin de l’argent que pourraient me rapporter mes ventes de livres. Je les ai donc distribués par tous les moyens disponibles. L’autoédition n’est que le dernier en date et le plus valorisant puisqu’il m’a permis de tenir un livre entre les mains. Autre chose aussi qui m’a permis de me tourner vers l’autoédition et la quantité de service qui s’est mis en place pour leur faciliter le travail. Aujourd’hui, on trouve des correcteurs et des bêta-lecteurs accordant des tarifs préférentiels aux autoédités, des graphistes qui font un travail de qualité professionnelle à des tarifs abordables. En fait, je retrouve l’esprit du libre tel qu’il existait en informatique, il y a vingt ans et qui a quasiment disparu aujourd’hui. Et j’adore cela. C’est cet esprit qui me fait éviter Amazon. Bien sûr, mes livres sont aussi distribués par cette plateforme, mais j’ai refusé de leur donner l’exclusivité : je ne veux pas que mes livres soient restreints aux possesseurs de Kindle comme c’est souvent le cas en autoédition.

Et puis le fait de publier de cette façon me permet de créer en famille. C’est ma fille aînée qui sert de modèle photo pour Deirane, son mari dans le rôle de Brun, ma meilleure amie qui la photographie, la maquille, joue le rôle d’alphalectrice et de consultante (trop timide hélas pour poser pour le rôle de Calen), ma mère conçoit les costumes, mon père fait l’avant-dernière correction (la dernière étant confiée à un pro). Ce travail d’équipe ne serait pas possible en édition traditionnelle.

4. J’ai lu votre livre entre deux tomes de la Saga Vorkosigan et je n’ai pas pu m’empêcher de faire le rapprochement : une source d’inspiration peut-être. Votre commentaire sur une de mes chroniques m’a confortée dans l’idée. D’autres livres vous ont-ils inspirés ?

J’adore la saga Vorkosigan. Un héros qui utilise son intelligence puisqu’il n’a pas les muscles, un nabot dans un monde d’Apollon body-buildés. Mais j’ai créé Deirane et commencé à écrire la Paysanne avant de connaître Mike. Par contre, la phase de réécriture est récente et il n’est pas impossible que la Paysanne ait subi quelques influences. Muy, par exemple, lui ressemble beaucoup. Que d’autres livres m’aient influencé, sans aucun doute. Ceux qui ont la chance d’avoir lu les premiers jets de tous les romans écrits voient même un petit côté Angélique dans la vie de Deirane. Toutefois, le personnage qui a le plus inspiré Deirane c’est Aymone, une vieille bande dessinée, aujourd’hui introuvable qui passait dans le journal Spirou, il y a plus de quarante ans.

5. Êtes-vous un fan de fantasy, science-fiction, avez-vous une saga ou un one shot à conseiller ?

J’adore ces deux genres. Je me souviens des premiers livres que j’ai lus dans ces genres et ils sont encore aujourd’hui dans ma bibliothèque. Actuellement, je suis en train de relire « L’aube de la nuit » de Peter F Hamilton. C’est long (7 tomes) mais ce n’est pas une saga. C’est un roman unique, chaque tome est dépendant des autres et ne peut pas être lu seul. En fantasy, j’ai adoré « L’assassin royal » de Robin Hoob, mais j’ai moins accroché aux autres épisodes de la série. Quand j’étais adolescent, j’ai dévoré les épisodes de « La romance de ténébreuse » et « Les chevaliers dragons de Pern », bien que les différents épisodes de ces séries soient de qualité très inégale.

6. Votre protagoniste, Deirane est un personnage ambigu, victime d’un sortilège, elle le subit et en même temps semble le dépasser. Si vous aviez à la décrire en une seule phrase, que diriez-vous ?

Deirane est une femme qui est prête à tout pour arriver à ses fins tout en ayant gardé une certaine innocence.

Bien sûr, avec la vie qu’elle a eu, elle peut difficilement rester innocente. Mais même ses rares moments de violence restent justifiés par sa gentillesse. Pour le moment, elle explore son pouvoir, mais par la suite, elle va apprendre à s’en servir et à l’exploiter.

7. C’est le premier tome d’une saga, êtes-vous en train d’écrire la suite ?

Je viens de lancer la publication du tome 2. La parution devrait se faire au mois de novembre janvier 2020. Le troisième est entre les mains de mes alpha-lecteurs. Actuellement, j’écris le tome 4.

8. Avez-vous une idée du nombre de tomes ?

À l’origine, Deirane n’était pas destinée à devenir une héroïne de roman. Je l’avais créée comme base d’un RP pour une histoire à plusieurs mains. Mais l’épisode de l’implantation des joyaux est mal passé auprès des administrateurs du site et ils ont stoppé l’expérience. J’ai donc pris Deirane et je l’ai placée dans un monde dont je disposais déjà. Le nombre de tomes ? Je ne sais pas vraiment. Je n’ai pas de planification des histoires, mais j’ai quelques éléments clefs. Tant que j’aurai des idées pour la faire vivre, Deirane continuera à exister. Mais j’ai d’autres personnages auxquels je voudrais aussi consacrer un peu de temps : Saalyn. Il n’y a pas longtemps, j’ai lu que les policiers se situant dans un monde de fantasy étaient rares, et Saalyn correspond exactement à cela. Littold également dispose de sa saga. Enfin dans le domaine de la SF, Nadia Romanov et ses enquêtes interstellaires.

Avez-vous une question à me poser maintenant que vous êtes « passé à la casserole » ?

Par curiosité, qu’est ce qui vous a incité à accepter le service de presse de « La paysanne » ?

  • Je vous avoue quand j’ai vu votre sollicitation votre message m’a flattée (les chevilles ont un peu enflé). Je me suis donc penchée sur le résumé de votre livre. J’ai lu le résumé qui était très tentant et intrigant. Deirane avait l’air et est une femme pleine de caractère et humaine. C’est un personnage charismatique. Le sort de l’enfant ne m’était pas non plus indifférent. J’étais curieuse. J’avais envie d’apprendre à connaître Deirane ainsi que son histoire. En plus, c’était de la fantasy. J’avais envie de renouer avec le genre, je n’ai pas eu mon quota de fantasy cette année.

L’interview est arrivée à sa fin. J’espère que cet article vous aura plu.

BONUS MUSIQUE :

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