Alice cherche à sortir d’une dépression dont elle ne voit pas le bout. C’est sûrement la raison de sa présence ici : un centre bouddhiste. Elle déteste pourtant tout ce qui touche à la spiritualité en particulier ou à l’amour en général. L’enseignement que lui transmettra, durant cinq jours, une nonne australienne hors normes va la faire plonger dans un monde fait d’effondrements, de courage, de batailles et d’immensités…

Autour d’une valse ininterrompue de personnages, ce roman nous entraîne au cœur de vies qui cherchent à trouver le sens de leur existence.

En guise d’avant-goût :

L’alarme de sa voisine retentit. Le volume est très fort et l’alarme, insupportable. La jeune femme porte un masque de nuit sur les yeux comme dans les avions ou dans les films américains. De sa main, elle cherche le responsable de ce boucan :

“Oh ! merde, faut vraiment que je baisse le son de ce putain de téléphone !”

La veille, à cette heure précise, elle avait prononcé exactement de la même manière. Alice sourit. Ça fait du bien d’entendre des gros mots entre deux concepts métaphysiques de Bouddha.

Mon avis :

Une très bonne lecture ! 

C’est une très bonne lecture. J’ai été amadouée tout en douceur. Le début est lent et un peu flou. Il m’a fallu un petit temps d’adaptation. Je me suis un peu perdue entre les différents récits, Alice, Mathieu, Lucie, Frida et Charlotte. Alice, la protagoniste, se dévoile peu. Cela m’a légèrement freinée. Finalement, ce n’est pas si mal, car elle n’en est que plus mystérieuse. 

Une histoire douce et belle! 

Alice m’a conquise par sa fragilité et sa combativité face à sa dépression. Tel un boomerang elle s’en va et elle revient. Elle a tout testé : les consultations chez le médecin, psychiatre, naturopathe, homéopathe,… Sally est son dernier espoir. C’est une nonne bouddhiste, un guide spirituel un peu particulier. Alice n’y croit qu’à moitié, mais qui “ne tente rien n’a rien” comme on dit. Et elle veut quitter cet état de mal-être : cette véritable boucle infernale. Elle veut en voir le bout du tunnel. Alors, pourquoi ne pas faire un stage spirituel, se recentrer sur soi? Sally réussira-t-elle à l’aider lors de ce court séjour (5 jours et 4 nuits) ? Lui apportera-t-il réconfort ? 

Un thème original : littérothérapie ! 

C’est dans cette ambiance que commence l’introspection d’Alice. Elle se recentre sur elle grâce à l’écriture comme addiction (bonne addiction) et thérapie… Elle écrit des histoires sur des personnages écorchés par la vie _un peu comme elle_. Ils prennent vie. Ils subissent des changements fondamentaux dans leur vie. Chuttt!! pas de spoil! J’ai vraiment adoré découvrir ces personnages. 

J’ai été une adepte de la littérothérapie dans mes périodes de spleen, c’est drôlement efficace. L’auteure a su décrire les effets de cette thérapie et, de sa plume délicate, sensibiliser la.e lectrice.eur sur la dépression. Un problème sociétal renforcé par l’isolement induit par la technologie, les réseaux sociaux… et tant d’autres choses !

Une jolie fin !

Elle m’a fait sourire et m’a surprise. Depuis quelques temps, je me découvre à aimer les fins ouvertes. Et celle-ci m’a séduite. 

En résumé : C’est une très bonne lecture. Elle m’a enchantée. J’ai beaucoup aimé la manière dont elle aborde la thématique de la dépression et la thérapie par l’écriture. Une histoire douce et belle ! 

Notation : 17/20

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