Alors qu’elle a 34 ans, Marie apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. Dès lors, son quotidien de femme active et de mère de famille épanouie s’écroule.

Si les médecins semblent confiants au premier abord – une mastectomie totale du sein gauche devrait suffire à éradiquer le mal –, le cancer s’avère plus résistant que prévu… Les chimiothérapies s’enchaînent et les conséquences sont lourdes. Comment Marie parvient-elle à faire face ?
Dans ce roman témoignage, l’auteur nous invite à la suivre dans son parcours de combattante, au travers de son journal où elle confie ses peurs, ses petits bonheurs et son envie de vivre.
L’histoire d’une femme forte, qui surmonte avec courage les épreuves qui s’imposent à elle sans jamais se départir de son sens de l’humour. Une véritable leçon de vie !

Mon avis :

Une très bonne lecture ! 

C’est une très bonne lecture, un témoignage d’une professeure de mathématique qui se découvre un cancer du sein. Elle est jeune, sans antécédents familiaux et elle ne se sent pas malade. Elle se livre avec son coeur, son courage, ses faiblesses mais aussi son amour pour son entourage. L’auteure a voulu leur rendre hommage à travers ce témoignage sans oublier  les accompagnants. J’ai vraiment apprécié qu’elle mette en valeur leurs rôles. Dans mes études, j’ai eu peu de professeurs y faisant référence mais, en tant que soeur d’un ange handicapé, je sais que c’est loin d’être facile tous les jours pour l’entourage.

Souffrir soi-même est moins compliqué que de voir souffrir ce que l’on aime. J’admire les accompagnants, je ne sais pas si je serais capable de gérer le sentiment d’impuissance qui doit les envahir. Je préfère ma place de malade que la leur, sans hésiter.”  

Elle montre aussi que la maladie l’a transformée. C’est comme si la maladie faisait partie intégrante de sa vie et finit par la définir. Elle essaie de s’en dissuader, elle lutte contre le cancer certes mais j’ai l’impression qu’elle combat aussi l’image de la maladie. En même temps, parfois, s’identifier à la maladie est plus simple. Cette ambiguïté est vraiment bien développée.

Ce soir, je suis exténuée et toujours courbaturée. Mais j’ai le moral. Je lis une histoire à mes garçons, ils se sont calmés, ils sont câlins et attentifs. Après un gros bisous et la devise de notre famille, ils partent tranquillement se coucher. “

Certes, c’est un témoignage sur le cancer du sein, mais c’est aussi une vie de famille bouleversée par la maladie, sa prise en charge, les effets secondaires des médicaments… Comment fonctionner alors que l’un des piliers est gravement atteint? Marie Pons fait preuve d’un grand altruisme, d’un amour sans faille pour ses enfants et de grande dévotion envers ses élèves. J’aurais été ravie de l’avoir comme professeur de mathématique. Elle ne cherche pas la pitié de sa.on lectrice.eur, elle expose son expérience avec émotion. Malheureusement, l’équipe médicale qui l’a suivie n’a pas toujours été à la hauteur. Heureusement, d’autres sont là pour sauver les meubles. A cela, je veux réagir. Nous demandons souvent l’excellence aux médecins. C’est normal. Seulement, comme dans tous les métiers, il y a des personnes qui font bien leur travail d’autres moins.

Une présentation adaptée !

La présentation du livre est sous forme de journal de bord. C’est juste. Cela met en évidence la durée de la prise en charge. le temps des examens ou l’attente des résultats. C’est angoissant car après l’annonce d’un problème grave que nous ne mesurons pas, nous voulons être fixés sur “notre sort” et vite… L’attente est cauchemardesque. 

Un seul bémol, un journal de bord, ne fait pas référence au futur. Cela permet de vivre la vie du personnage, avec le personnage, à l’instant présent, au jour le jour. Heureusement, ce n’est pas tout le long du roman. Que sur les 50 premières pages.

En résumé : une très bonne lecture, un livre que je recommande à tous, professionnels de santé. Il est important de connaître, reconnaître, mesurer le ressenti des malades. L’Homme n’est jamais assez d’humain. Ce livre montre combien l’humain est important. . 

Notation : 17/20

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7 commentaires sur « Ma vie en rose de MARIE PONS »

  1. Depuis que j’ai perdu une personne proche d’un cancer, j’ai un peu plus de mal à lire des histoire qui en parlent sans verser toutes les larmes de mon corps, mais il y a quelques années j’ai lu le livre d’Anna McPartlin, Les Derniers jours de Rabbit Hayes. C’était vraiment une histoire magnifique !

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