Pour payer ses dettes, Sentarô vend des gâteaux. Il accepte d’embaucher Tokue experte dans la fabrication de an, galette à base de haricots rouges. Mais la rumeur selon laquelle la vieille femme aurait eu la lèpre étant jeune, met la boutique en péril. Sentarô devra agir pour sauver son commerce.

Citation en guise de mise en bouche :

“Patron, quels sont vos plat préférés ? Quelles spécialités y a-t-il, à Takasaki?
– Des spécialités… Le bento daruma, c’est tout. C’est un plateau-repas qu’on trouve dans les gares, un ekiben.
En versant l’eau pour le sirop dans un fait-tout, Sentarô eut un bref sourire. Elle posait des questions d’écolier, songea-t-il. Mais en l’occurrence, cela lui convenait bien.
“Les bentos daruma, il y en a des blancs et des rouges. Je me demande si le contenu est différent.
– C’est chouette, un ekiben. Manger en voyageant.
– Et vous, madame Yoshii, quels sont les plats préférés ? Aichi, c’est les nouilles au miso, c’est ça ? Ou plutôt les nouilles kishimen?
Tokue agita la main devant son visage en signe de dénégation.
” Chez nous c’était vraiment la campagne. On préparait les pétales de cerisier en saumure. Puis on les buvait délayés dans de l’eau chaude, c’était ce genre d’endroit.
– Ça alors, on se croirait dans un pays étranger.
– Le Japon de l’époque et le Japon d’aujourd’hui, ce sont deux pays différents.”

Mon avis :

Une très bonne lecture ! 

C’est une très bonne lecture. Elle est marquante par sa simplicité et sa narration observatrice. Cette narration permet au Lecteur de se faire sa propre opinion comme le protagoniste, sans que l’opinion de celui-ci nous influence sur Tokku. 

Un roman sur les mœurs japonaises ! 

Il n’a pas pour but de juger ou de trouver un coupable. C’est d’ailleurs assez étonnant vu le sujet abordé _ Chttt ! sinon je spoil!_.

 L’auteur nous emmène dans un magasin de Dorayaki où Sentarô y travaille depuis des années. Il est obligé de travailler pour rembourser ses dettes, il se fout que ses gâteaux ne soient pas excellents, tant qu’il arrive à maintenir la boutique à flot. 

 Un jour, une vieille femme, Tokku, lui demande de pouvoir travailler dans sa boutique. Elle se dit experte des haricots rouges, elle connaît une super recette de Dorayaki. Seulement, Sentarô n’est pas intéressé.Tokku se représente plusieurs jours d’affilé, elle finit par devenir une évidence et Sentarô finit par céder. Tokku lui apprendra sa recette de Dorayaki et aussi que chaque geste compte. Qu’est-ce qui pousse Tokku à travailler ? Cette relation restera une relation de travail ou deviendront-ils amis ? 

Deux générations qui se côtoient ! 

Tokku et Sentaro sont de deux générations avec des points de vue totalement différentes sur la vie et les choses du quotidien. Ce contraste m’a énormément plu. 

Touchant et bouleversant !

Ce roman est extrêmement touchant et bouleversant. La narration est simple, sans fioriture et un style assez terre-à-terre quoiqu’un peu contemplatif. L’auteur décrit avec douceur. Vous ne trouverez pas le temps long. Non, pas d’ennui ! La.e Lectrice.eur apprendra à prendre son temps. Je dirais même que ce livre transmet une certaine sérénité et apaisement. 

En résumé : C’est une très bonne lecture. Elle est bouleversante et touchante. La lecture m’a donné envie d’en apprendre plus sur les MŒURS Japonaises ainsi que leur MŒURS récentes et passées. Il apporte sérénité. 

Notation : 17/20


Film de Naomi Kawase

Eh oui ! J’ai aussi eu l’occasion de voir le film. J’ai adoré. Je l’ai regardé en vostfr. Et oui! Honte à moi ! je sais mais je n’arrive pas à m’habituer aux voix japonaises, donc généralement, j’évite. Mais, dans ce film, les voix japonaises ne sont pas du tout gênante, au contraire, elles apportent un vrai plus : une sensation de dépaysement. J’étais dans l’ambiance. Le film est égale au livre surtout pour l’ambiance. Il y a des passages et des scènes qui ne sont pas dans le livre mais ils ne trahissent pas la trame du livre. Ils sont complémentaires. 

Ce film était présenté au festival de Cannes et l’actrice qui joue Tokku (Kerin Kiki) a reçu le prix Oshi de la meilleure actrice. Elle l’a mérité, son jeu est bluffant. Elle collait tout à fait au personnage. 

Bon s’il faut vraiment trouver un petit défaut (tout petit), il y a peut-être quelque petite longueur.

Publicités

5 commentaires sur « Les délices de Tokyo de DURIAN SUKEGAWA »

  1. Excellente chronique. J’ai adoré le film et nul doute que le livre soit intéressant même si c’est toujours moins bien quand on connaît l’histoire. Les thèmes sont intéressants et me rappellent “Eloge de l’ombre” de Tanizaki dont je prépare la chronique sur mon blog. La culture japonaise me fascine. Bon dimanche

Laisser un commentaire